mercredi 28 août 2013

De la musique, ou comment la nécessité de l'originalité ne cesse de s'exprimer de nos jours dans toutes les musiques populaires et dérivées.

J'ai eu l'occasion durant ces vacances (puisque moi aussi j'étais en vacances durant ces vacances, nota  bene) d'écouter une foule de style musicaux différents en fonction du type qui avait payé la sono et qui du coup se sentait obligé de faire le DJ, alors qu'on était allongé dans le sable, profitant des étoiles et du peu de compagnie féminine qui avait osé pointer son nez puis rester discuter afin d'ostensiblement finir par embrasser un des gars, qu'on apelait entre nous "collègue", sur qui elle aura jeté son dépourvu, arbitraire et implacable. Ces écoutes répétées (car je parlais de musique à la base et pas de meufs, rappelez vous le début de la phrase) m'ont permis de prendre conscience des musiques qui étaient "branchées", comme disent ceux qui n'achètent depuis longtemps plus de bougies pour leur gâteau d'anniversaire par crainte de ne plus voir ledit gâteau, de celles qui ne l'étaient pas et puis de plein d'autres trucs enfin il me semble, et je l'espère, parce que sinon j'aurais carrément rien à dire dans cet article de blog, dont on a cramé depuis le départ le but, qui est de mettre un peu d'activité sur ce site poussiéreux. J'ai pu remarquer que mes goûts musicaux n'étaient pas partagés de tous (Ratatat mériteraient d'être panthéonisés quand ils seront morts, s'ils meurent un jour seulement), et vice versa : Aakon et Bruno Mars semblent bel et bien être vénérés par certains individus. 

Je me suis donc fait une réflexion alors qu'un malgache jouait "une de [s]es compositions", m'a-t-il dit, c'est à dire un très beau Lam-FaM-DoM-SolM interprété à la guitare, et que le petit public s'étant formé autour de lui tellement il n'y avait rien d'autre à faire que de l'écouter (on se faisait un peu chier ce soir là, vous l'auriez deviné) disait que ce chef d'oeuvre leur "faisait trop penser à quelque chose abusé quoi", qu'au final (j'y viens pas de panique vous saurez le fond de ma pensée très prochainement), cet homme noir qui chantait du yaourt à tue-tête (car il chantait à tue-tête) ne faisait que mimer, copier et reprendre les standards musicaux les plus basiques et les plus évidents, qui pourtant avaient fait connaitre jadis bien des artistes populèèères qu'on cite aujourd'hui comme des génies pour savoir chanter juste et avec de l'énergie. Je me sentis alors assez déçu : le succès ne viendrait pas de la création d'une musique nouvelle et révolutionnaire, attendue par toute une génération,  mais tiendrait simplement dans des notes tenues par un beau brin de voix ? Je me suis alors rendu compte (comme quoi les soirées ne servent pas qu'à boire et fumer, mais aussi à avoir des révélations dignes d'un épisode de Game of Thrones, qu'on regarderait dans le TGV en direction du Sud de la France après l'avoir téléchargé chez soi à la maison sur cestpasbien.fr ou autre site dans le même délire), je disais rendu compte que la musique ne tenait pas entièrement dans la composition et son originalité objective (le fait que la musique ne ressemble pas trop à quelque chose d'autre), technique presque, mais aussi dans son message et sa signification, son statut en tant que symbole, son signifiant et son effet. 

Je vois déjà le lecteur typé hipster qui se rit de moi devant son écran (j'allait dire derrière mais non pas trop en fait), du style "ah ben c'est que maintenant que tu comprends ça je veux dire c'est la base gnagna". En effet, c'est quelque chose qui pourrait sembler être déjà acquis pour certains, puisqu'il s'agit simplement de ce qu'on appelle l'intelligence face aux arts (en vrai je viens de l'inventer mais je trouve ça stylé quand même) ; on peut en effet appliquer ce principe d'étude et d'analyse de la musique raisonnées à tous les arts, genre la poésie, la peinture, le cinéma etc. Cette nouvelle approche de la musique m'a ouvert les yeux et m'a permis de mieux comprendre la musique de manière générale, et je me sentais d'humeur à le partager avec vous. 

(Mais je pense que ça reste une excuse pour faire de la musique qui sonne bien rapidement sans se prendre la tête puis la vendre à des abrutis ensuite, c'est qu'une question de point de vue hein)

PS : mon titre est un peu pété, j'allais pas quand même faire une dissertation, voire une thèse sur la musique dans une note de blog sur mon téléphone sans matière littéraire ni rien. Le sujet pourrait être intéressant toutefois, donc si vous êtes un prof de fac en manque d'inspiration et qui se languit du train train quotidien du cours en attendant impatiemment la rentrée des classes prochaine, vous pouvez vous essayer au jeu en mode de speed en traitant le sujet. Allez hop hop hop on s'y met wesh.

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