dimanche 1 septembre 2013

Pourquoi les pentatoniques c'est vraiment bien mais des fois c'est moins bien quand même

De tout temps et depuis toujours (quelle introduction ma foi fort laide et digne d'un mauvais adulescent au repêchage du bac de philosophie pour les sous doués, mais j'étais vraiment pas inspiré pour le coup, vous m'excuserez) l'homme a cherché à créer des mélodies et a pour cela remué ciel et terre afin de pouvoir concevoir l'air que tous chantonneraient en cœur gaiement sans oublier une seule des notes – douce et folle utopie ; alors on a peiné pendant trop longtemps à trouver des gammes, toutes plus ou moins compliquées et subtiles, avec des harmonies suggérées, des contre chants et autres conneries dans le style, bonnes que pour tout ces classiqueux hipsteriques (NdT : épithète de hipster) qui restent enfermés chez leurs parents à écouter leur CD double face sur leur kit audio enceintes stéréo® dolby digital™ special edition © 2015 - anniversary en rouspétant parce que le tuba sonne bouché ou creux, mais la solution tenait dans cinq misérables notes, trouvées depuis probablement le millénaire précédent par quelque asiatique à la moustache lisse et au ventre gras en triturant l'accordage de son instrument barbare et incompréhensible fait avec trois bouts de bois, deux ficelles et un machin (ou un truc, selon les modèles), comme sorti d'une poubelle à l'instar de la plupart des tubes du top 50 (ou 40 selon les pays, cultivez vous que diable) d'aujourd'hui et d'antan. Ces cinq notes composent une gamme qui est dite pentatonique, du grec penta- /pɛ̃.ta/ (comme dans penta- gruel), cinq, et du français tonique /tɔ.nik/ (comme dans tech- tonique), tonique ; étymologie ma foi fort complexe qui me fait comprendre pourquoi ce sont ceux qui fument des bedots à l'interclasse avant le grand contrôle de français (une rédaction orale ou tout autre absurdité du genre) qui passent en première dite "L" dans le sens "première littéraire", ce qui est très intéressant merci de le souligner cher lecteur que j'entends déjà bailler d'impatience et d'excitation, sorte de préparation à la suite de la lecture de ce fabuleux article rédigé dans le métropolitain parisien bien de chez nous.

Composé de cinq notes donc (on va y arriver), cette gamme pentatonique est l'un des ciments de la mélodie nouvelle, et par nouvelle j'entends moderne, et par moderne j'entends de la musique populaire : ces cinq notes jouées dans n'importe quel ordre et avec n'importe quel rythme peuvent créer une mélodie mémorable et monumentale (exemple : Jimmy Hendrix), permettant ainsi à n'importe quel pingouin manchot (ou manchot pingouin) attardé, autiste et asthmatique (exemple : PSY, fier descendant du barbu moustachu précédemment cité qui a mené la découverte de ces ancêtres jusqu'aux 1 755 000 000 vues, noble acte de la part de ce qui semble être le plus grand des samouraïs japonais coréen) de créer l'hymne d'une génération qui mènera les troupes de la jeunesse obamienne (NdT : épithète de Obama) au front qui, vaillants, iront affronter l'ennemi syrien et son vil allié russe dont ils se moquaient déjà depuis longtemps dans leurs films d'action à gros budgets afin d'appuyer leur victoire psychologique précédente ; quel machiavélisme. Malgré cette apparente faiblesse musicale – façon de parler bien évidemment, je veux bien sûr dire cette faiblesse musicale certaine, on ne peut contester le fait que c'est probablement l'un des moyens les plus sûr et fiable de composer un air dont on se souvient et qui reste dans les annales, dans le sens qu'il est bien casse-cul, puisque toutes ces mélodies finissent par se ressembler, un peu comme quand votre grand-mère chieuse (oui, celle qui pue) commence à vous chanter le début d'un des un peu trop nombreux chants de son enfance lointaine et qui se finit en reprise de Let it be un peu hasardeuse ; finira-t-on nous aussi dans ce pitoyable état, à se remémorer des comptines comptées jadis par des conteurs contents, dans un rocking-chair des plus atypiques, tout en fredonnant du Stromae ou autre Christophe Willem comme un plébéien des plus pouilleux ?

C'est là que nous autres, musiciens, intervenons, puisque c'est à nous de, non pas boycotter l'utilisation de ces gammes, mais à au contraire d'en abuser jusqu'à ce qu'on en puisse plus pour qu'au final on ait tous pu caser notre petit morceau en pentatonique de Re# mineur, avant que l'on installe un système de bucher visant à éliminer tout utilisateur de ces maudites gammes à cinq notes (puisqu'en effet cette interdiction sera inscrite dans le Code civil lui-même, et oui madame) pour purger l'intégralité de la population, un peu comme en '91 si vous vous en souvenez (la Terreur tout ça, bref une époque lointaine qui rend pas vraiment nostalgique).

Bref, faites du blues les gars. Et vite.

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